Monkey Soup
Par Syla, mardi 9 février 2010 à 23:05 :: Général :: #266 :: rss





Par Syla, jeudi 4 février 2010 à 19:48 :: Général :: #265 :: rss
De moins que bas à un peu trop haut, de la claustrophobie du métro à la pollution du ciel.





Par Syla, lundi 1 février 2010 à 21:20 :: Général :: #264 :: rss
C’est la nouvelle année, l’ambiance déborde de mièvrerie et de bonne humeur conditionnée. On prend de bonnes résolutions que l’on aura oublié sciemment dans deux semaines. C’est complêtement vain mais bon ‘Ce sont les fêtes de fin d’année, espèce d’aigri !’. N’empêche que le principal intérêt de cette période, c’est la bouffe.
‘fin bref, je vous propose tout aussi peu constructif mais plus rigolo: les choeurs de complaintes.
C’est un projet dirigé par deux finlandais, qui ont pensé que l’on utilise tellement d’énergie pour se plaindre qu’il serait bien de l’utiliser pour en faire autre chose. Le jour où on peut en faire de l’électricité, la France est riche.
Ce sont donc des choeurs de lamentations, exemple que j’ai découvert à Tokyo:
(J’aime bien cette vidéo car elle montre de vrais japonais. Pas des otakus, des fashions victimes ou des déviants. Simplement des japonais)
Mais il y en a d’un peu partout: Singapour, Helsinki, Chicago et j’en passe… Je vous laisse fouiller sur le site du premier lien (ou sur Youtube). C’est bien mieux quand on connait la ville en question, car certains râlages sont très drôles et bien vus (j’aime beaucoup Chicago, par exemple).
Si vous cherchez vraiment bien, vous vous apercevrez d’un oubli fondamental: il n’y a pas de choeurs français. Ils ont dù y penser mais être débordés par l’étendue du problème, je suppose.

Par Syla, dimanche 24 janvier 2010 à 19:07 :: Général :: #263 :: rss
Shichi-Go-San est la fête des gamins de 3, 5 et 7 ans...







Par Syla, mercredi 13 janvier 2010 à 13:29 :: Général :: #262 :: rss
Dimanche, c’était la ‘No pants subway ride’, un peu partout dans le monde. Si si si, peut-être même près de chez vous. Il s’agit de prendre le métro sans son pantalon (mais sous-vêtements obligatoires !) et de ne rien faire d’autre. Et donc entre autres, à Tokyo. Moi qui passe mon temps dans le métro à prendre des photos de gens qui ne réagissent pas, je n’allais certainement pas rater l’occasion.
Cela se déroulait entre Ôtsuka et Meguro sur la Yamanote, c’est à dire toute la partie ouest de la ligne. Celle qui passe par Shinjuku, Shibuya, etc… Autant dire qu’on allait avoir une visibilité maximale.
A Ikebukuro, je vois déjà deux personnes sans pantalon, j’attends avec deux autres amis. Je commence à enlever mes lacets pour simplifier le désapage dans le train, quand je reçois un mail: Flics partout dans la station et dans le train, on abandonne. J’ai juste le temps de montrer le message aux deux personnes qui se rhabillent en vitesse: il y a en effet plein de flics y compris à Ikebukuro, en civil, avec des agents de la JR.
Une fois dans le train, ils s’adressent directement aux étrangers en nous demandant si on participe (alors que les japonais autour participaient aussi et se marraient en douce), mais ils nous laisseront tranquille après quelques légères menaces.
A la fin, on a pu discuter avec d’autres: certains se sont carrément fait jeter hors du train, puis sévèrement engueuler avec prise de photos, écriture de rapport avec toutes les informations de la carte de séjour. On a eu le message juste à temps. Un autre a fait le voyage de Shibuya jusqu’à la fin sans être inquiété ni voir qui que ce soit d’autre, car personne n’avait pu aller jusque là .
Alors que les japonaises en montrent plus dès que la température est un peu haute, c’est impressionnant.
Donc finalement vous aurez des photos de japonais qui continuent à ne pas réagir, et alors que je porte mon pantalon.





Par Syla, lundi 4 janvier 2010 à 20:49 :: Général :: #261 :: rss
Vous avez pensé au métro, mais les frais de nettoyage doivent être payés par la famille. Vous avez essayé les alpes japonaises, mais ça fait 3 fois que Shimazaki Sanpo vous sauve au péril de sa vie, vous portant sur des kilomètres de rocs et de glace avant de vous remettre aux secours. En plus, il est parti en disant ‘Yoku gambatta’ alors que tout ce que vous vouliez c’est agoniser tranquillement au fond de la rimaye.
Vous avez alors pensé aux falaises de Tojinbô. C’est compréhensible: de sombres falaises basaltiques se jetant dans des vagues impétueuses, alors que des nuages torturés roulent au loin sur une mer d’obsidienne. Werther aurait vu ça, il aurait sauté avec joie et à pieds joints. Vous remarquerez une cabine téléphonique destinée aux désespérés: il y a des messages d’incitation à la vie dessus, un numéro d’urgence et un tas de pièces de 10 yens dans la cabine. Histoire que vous ne sautiez pas bêtement parceque vous n’avez plus de monnaie. Ignorez tout ça.
La première difficulté, c’est que le lieu a lui aussi un sauveteur: un brave homme qui a réalisé qu’il est moins fatiguant de persuader de ne pas sauter que de nettoyer le bas de la falaise. Il devait en avoir marre de passer les oursins à la brosse à dents. La vie est ingrate pour les désespérés.
Mais sérieusement, je vais vous donner LA vraie raison pour laquelle il ne faut pas sauter à Tojinbô. La seule véritable et unique bonne raison. C’est très simple: ce n’est pas assez haut.
Mettons nous bien d’accord: c’est largement suffisant pour vous blesser grièvement et vous laisser agoniser quelques heures, de nuit, pour mourir finalement d’hypothermie ou noyé par les flots. En réalisant que le sel sur une plaie, c’est pas une bonne idée. Vous allez avoir le temps de recevoir le mail de votre copine qui s’excuse de vous avoir largué et veut revenir avec vous. Et on fait difficilement plus ridicule, comme suicide. Mais le suicide rapide et efficace, ‘Paf’, je maintiens: pas à Tojinbô. Dans le domaine du détail, je rajouterai que c’est du basalte, donc de grandes dalles plates sans angles aigus, c’est plus difficile pour les fractures ouvertes (alors qu’un bon calcaire érodé en gouttes d’eau, y’a pas mieux pour une hémorragie).
Ceci dit, si vous y tenez, y’a quand même un truc qui me fait mourir de rire: dans les petits restaus autour, ils vantent tous la qualité des crabes de Tojinbô, alors que c’est le plus grand charognard de la côte. Je ne suis pas certain que les japonais aient saisi l’ironie. Surtout qu’il va falloir choisir un de ces jours: soit empêcher les salarymen de sauter, soit vanter la taille des crabes. Question d’honnêteté.
Moi j’ai choisi: on s’est pris des kani-miso grillés au feu de bois, avec un oeuf dedans. Un régal, à manger à la cuillère. L’un d’entre eux avait encore un lambeau de cravate coincé dans les pinces.

‘Votre vie est importante’, puis le numéro du poste de police le plus proche, et enfin en appuyant sur ‘2′ vous aurez de l’aide…
J’aurais du regarder si on peut appeler l’international, de cette cabine…
Par Syla, jeudi 31 décembre 2009 à 12:52 :: Général :: #260 :: rss
Un des plus grands succès de ces derniers mois: quand je dis ‘Sumimasen’ dans un bar pour attirer l’attention d’un serveur, hé bien ça marche.
Exercice type: prenez quelques étrangers fiers de leurs précaires connaissances en japonais, balancez les dans une izakaya un peu bondée. Il y a un brouhaha permanent. Hé bien aucun n’arrivera à faire venir la serveuse en utilisant un ton normal. il va falloir s’égosier, s’y mettre à plusieurs, faire des gestes et j’en passe. La petite japonaise à côté de vous lâche un ‘Sumimasen’ désinvolte, d’une voix qui ne dépasse pas le vacarme ambiant: la serveuse est derechef à notre table, et la petite japonaise en a pour des semaines à se payer votre grosse tête.
C’est une question d’intonation, ça peut prendre du temps. Mais maintenant ça marche \o/
Et sinon, vous reprendrez bien du Fuji et de la côte déchiquetée du Noto ?



Par Syla, samedi 26 décembre 2009 à 01:17 :: Général :: #259 :: rss
Les petites gares glacées de campagne ont leur charme bien à elles. L’odeur du seul petit chauffage à essence autour duquel tout le monde se serre, à l’étroit sur des bancs de bois. Pas de distributeur de café en conserve, mais une machine antédiluvienne dans un coin, avec des gobelets proposés à côté. Parfois on donne simplement cent yens au chef de gare, et il vous en fait un avec la machine présente dans son local.
Le ticket est poinçonné à la main en entrant dans l’unique wagon moite et surchauffé. La contrôleuse a accroché deux ‘Hello Kitty’ à son badge, histoire de tempérer la sévérité de sa fonction. Elle peine à cacher ses baillements sous son masque et trébuche lors des coups de frein.
Et derrière les vitres opaques de buée, il neige.



il est temps de relire Kawabata.
Par Syla, jeudi 17 décembre 2009 à 16:45 :: Général :: #258 :: rss
La japonaise ne portera jamais d’uniforme. Je vous vois venir, les pervers. Je vous le dit tout net: si une japonaise porte un uniforme, c’est qu’elle est mineure. Qu’elle se les pèle l’hiver à cause d’un réglement stupide qui précise qu’on ne doit porter un manteau qu’à partir de mi-décembre et que la mini-jupe c’est y compris en janvier quand il fait -10 le soir en sortant des cours. En plus, les uniformes sont interdits dans beaucoup de magasins, donc elle doit faire son heure de train le plus vite possible pour se changer. En fait, elle hait l’uniforme. A moins qu’elle vienne d’une école super riche et que l’uniforme ait été fait par un grand couturier. Là , elle tolère, mais elle ne peut quand même pas faire de Purikuras avec les copines (ceci est une vidéo à fort potentiel de perte de temps, mais ça explique un peu le Purikura et l’ambiance qui y règne).
La japonaise en a marre qu’on lui demande si elle porte le kimono. Parceque c’est inconfortable, long à mettre, trop chaud ou pas assez, elle ne peut pas aller pisser, ça coûte cher alors qu’elle ne l’avait pas demandé, c’est la preuve que sa mère aime toujours jouer à la poupée (d’ailleurs, on fait nettement moins chier les mecs avec le kimono). Et après réflexion, ce sont ses parents qui l’ont choisi et elle n’aime pas la couleur. Par contre, elle crie ‘Iiiiiiii naaaa !’ quand elle en voit un dans la rue.
Cependant, la japonaise cache un passé de dévergondée vestimentaire. Pendant les années fac, jusqu’au début du boulot, ou à peu près. C’est en feuilletant l’album des photos de purikuras que tu ne l’as pas reconnue. Avec la teinture, le maquillage et le décolleté agressif. Le mini-short outrancier ? Oui oui, elle l’a toujours, pourquoi ?
La japonaise passe son temps à bouffer. Oui, mesdemoiselles, c’est injuste mais je vous l’assure: elles passent leur temps à bouffer ou à prévoir le prochain restaurant où elles pourront recommencer… Et elles ne prennent pas un gramme. Corollaire pour les messieurs: il va falloir connaitre quelques bonnes adresses si vous voulez gagner des points. Ah et puis évidemment, elles parlent régime tout le reste du temps où elles ne bouffent pas.
La japonaise vit chez ses parents. On connait tous la théorie: loyer et déménagement très chers, transports en communs très efficaces, si bien qu’à moins d’habiter très loin et/ou d’être très bien payés les japonais habitent chez leurs parents jusque très tard, voire jusqu’au mariage. En pratique ça veut dire que maman appelle à 23h, pour éviter que la fierté de ses jours ne devienne l’angoisse de ses nuits.
Si ce n’est pas le cas, elle ne veut surtout pas y retourner. C’est parceque la dernière fois qu’elle est rentrée voir le cocon familial ils lui ont présenté un fils d’agriculteur, bien sous tous rapports évidemment. La fois d’avant c’était un copain de classe qu’elle n’avait pas vu depuis dix ans et qui ne s’est pas amélioré avec l’âge. Hé oui, les parents sont restés coincés au temps des mariages jeunes et sans interrogations frivoles.
Ta japonaise en veut à ton groupe sanguin. Elle sait bien que c’est stupide et non, elle n’y croit pas vraiment, mais c’est quoi déjà ton groupe sanguin ? Non, parceque les B, c’est connu, ce sont des égoïstes renfermés, alors que les A sont plus ouverts et rigolos, né ? Les AB ? Eééé, c’est les fantasques et les artistes, on sait jamais à quoi s’attendre. Les 0, elle a oublié mais c’est certainement pire. Mon cartésianisme sourit poliment et reprend une tasse de thé.
La japonaise se pose des questions sur son couple. Rien d’inattendu, me direz-vous. Mais quand elle décide d’aller voir une voyante pour lui demander quoi faire et qu’elle suit son avis, mon cartésianisme commence à crisper son sourire. Ceci dit, je connais des japonais qui font de même.
La japonaise travaille. Celle là , on me l’a sortie tellement de fois que je la prenais comme preuve de manque d’imagination flagrant dans l’excuse pourrie. Hé bien force m’est de reconnaitre qu’ici c’est parfaitement valable: elle travaille. Trop. Et faire des journées de 8 à 23h sans pause repas, même s’il y a beaucoup de présence sans vrai travail, ça laisse des traces.
Ah et puis si tu n’as vraiment pas de chance, la japonaise est fan de Marie Antoinette. Si si si, elle te le sort comme un grand cri du coeur quand elle a appris que tu es français, après t’avoir complimenté sur ta façon de tenir les baguettes (jôzu da ne ?). C’est depuis qu’elle a vu des trucs comme ça. Ne pas tenter une quelconque argumentation, de toute façon tu n’as pas le vocabulaire. Et dans ce cas extrême, il y a des chances pour qu’elle n’ait pas l’intellect non plus. La fuite est le meilleur recours.
(Pas de photos, car je ne connais que des japonaises adorables)
Par Syla, jeudi 10 décembre 2009 à 11:55 :: Boulot - Métro - Tokyo :: #257 :: rss








Par Syla, vendredi 4 décembre 2009 à 16:49 :: Général :: #256 :: rss
Par Syla, jeudi 26 novembre 2009 à 14:51 :: Boulot - Métro - Tokyo :: #255 :: rss
Flou de l’excès d’alcool ingurgité. Gourd de fatigue accumulée avant d’avoir couru. Assourdi de musique et brinquebalé de cahots. Le train est le seul lieu où l’on attend. Hors du temps, sans pouvoir penser à la semaine passée ni vouloir songer à la semaines suivante. Le dernier, c’est une pause entre hier et demain.






Par Syla, mercredi 18 novembre 2009 à 15:45 :: Général :: #254 :: rss
Le parc de Yoyogi, c'est un peu le grand poumon de décompression de Tokyo. Dès qu'il fait beau, tout le monde s'y retrouve pour faire du sport, des attractions, répéter avec son groupe de musique, lire un livre ou tout simplement dormir au soleil.





(Ok, la deuxième photo ne vient pas de Yoyogi mais du Meiji-jingu juste à côté)
Par Syla, mardi 3 novembre 2009 à 22:48 :: Général :: #252 :: rss
Figurez vous qu’il m’est arrivé un événement improbable pas plus tard que lundi dernier: je me suis égaré dans un bowling. Oui, tout de suite ça fait léger comme événement. Mais j’utilise les termes ‘improbables’ et ‘égaré’ car la dernière fois que je suis allé faire un bowling, c’était… il y a plus de 15 ans. Et déjà à l’époque, j’avais considéré ça comme une erreur. Tout ce que j’appelle les ‘Jeux de bars’: bowling, billard, fléchettes, baby-foot, etc… ce n’est vraiment pas mon truc. Les cartes, encore, ça va car je peux tricher comme un goret. Je joue pour le groupe d’amis, si chacun est à 3g d’alcool ça passe mieux, mais ne me demandez pas de me passionner.
Mais bref, je me suis laissé entrainer dans un bowling, d’une part car de toute façon il pleuvait à pierre fendre, mais de plus on m’avait promis des ramens mémorables (et qui peut se targuer de résister à l’attrait d’un bon ramen ?).
La salle de bowling était standard, si tant est que je puisse juger de la question: néons qui ne laissent aucun coins d’ombre, des grosses boules de couleur, des quilles au bout de plein d’allées et des chaussures qui glissent. Moi qui ne porte que des chaussures de randonnée, j’ai horreur de ces saloperies: si on ne peut pas courir / sauter / faire le con sans risquer de se casser la gueule, ces accessoires sont impropres à mes pieds. Mais trêve de digressions.
On avait à peine commencé que j’ai remarqué une amélioration notable du tableau des scores: l’écran affiche certes le nom du joueur, les quilles restantes et les points, mais en plus il rejoue chaque scène à la ‘Pokémon’ ou ‘Final Fantasy’. Chaque joueur est représenté par un avatar de son choix, les quilles apparaissent comme des monstres et il faut les dégommer. Avec la même mise en scène que Final Fantasy: les méchants monstres d’un côté, nos valeureux héros de l’autre, chacun en animation ‘idle’ en attendant le coup suivant. Et selon le résultat, on voit le valeureux héros envoyer un truc kawaï (exemple: un poussin, si si) et dégommer les monstres équivalents aux quilles tombées. Quand on fait un strike, ça déclenche une animation genre ’super combo’.
Moi qui n’aime justement pas les combats de Final Fantasy car mous et longs (comme le bowling), j’ai trouvé ça extrêmement bien choisi. Si au moins ils étaient allé au bout de leur idée: on n’envoit que des boules sur de bêtes quilles, alors qu’ envoyer vraiment un poussin ça m’aurait fait marrer.